Tout sur N-VA

Sa mort a été programmée mille fois. Il y a dix ans, les séparatistes flamands avaient le vent en poupe. Pourtant, la Belgique de 1830 tient le coup. Elle fêtera son bicentenaire cette année. Toujours grise mais toujours là.

N-VA et Vlaams Belang se félicitent du vote contre la candidate Ecolo à la Cour constitutionnelle. La gangrène du blocage fédéral touche le coeur nucléaire de nos institutions.

Pour ceux qui auraient encore des doutes : les gens s'inquiètent de leur pension. Si l'asile et la migration étaient le thème le plus décisif lors des dernières élections, il était immédiatement suivi par la question des pensions : 38% des électeurs ont pris en compte la position des partis politiques sur les pensions lors du choix de leur vote.

La semaine dernière, l'Enquête sociale européenne révélait que les Wallons ne sont pas moins racistes que les Flamands, une réalité qui politiquement ne se traduit pas du tout de la même manière dans le nord et le sud du pays. Explications avec le professeur en sociologie Marco Martiniello (Université de Liège).

Dans quelle mesure la crise de l'asile de 2015 a-t-elle affecté les opinions européennes sur l'asile et la migration ? Les sociologues Bart Meuleman et Arno Van Hootegem ont examiné une masse de données et ont établi que ce n'est pas le grand nombre, mais le framing par les élites politiques, qui détermine nos opinions. "Le framing est plus décisif que les faits."

Ils s'ignorent et se toisent depuis des décennies, et leur incompréhension mutuelle n'est pas pour rien dans le blocage politique actuel. Retour sur presque 150 ans d'occasions manquées, plus encore quelques semaines d'incertitude.

Le Vlaams Belang a réclamé jeudi que la commission de contrôle des dépenses électorales de la Chambre se penche sur les revenus que le PTB-PVDA tire des cotisations de ses membres qui s'élèvent à plus d'un million et demi d'euros par an, soit presque autant que le PS, le MR, la N-VA et le CD&V réunis.

"Non, non rien n'a changé..." Lundi 13 janvier, après la prolongation de la mission des informateurs royaux pour deux semaines supplémentaires, la chanson des Poppys nous trottait en tête.

Si le CD&V a réussi à décrocher le rôle très convoité de "faiseur de rois" dans la formation du gouvernement fédéral, sa position n'est pas confortable pour autant. Et s'il tient tant à ce que la N-VA entre au gouvernement, c'est pour des raisons bien particulières. Explications avec le politologue Nicolas Bouteca (Université de Gand).