Les drogues hallucinogènes, comme le LSD, rompent les parties de notre cerveau qui séparent généralement différentes fonctions (vue, mouvement,...). Ceux qui sont sous l'influence de la drogue "voient" avec d'autres parties de leur cerveau, et pas seulement avec les parties impliquées dans la vision normale, explique The Independent.

"Cerveau plus unifié"

Lors d'une expérience, 20 volontaires, jugés psychologiquement aptes et en bonne santé, ont reçu du LSD et un placebo. Chacun d'entre eux avait déjà pris une sorte de drogue psychédélique avant de prendre part à l'étude. Voici les différences entre le LSD et le placebo sur les zones du cerveau :

Le LSD rend le cerveau plus "complet"

© Capture d'écran / Imperial/Beckley Foundation

"Normalement, notre cerveau est composé de réseaux indépendants qui séparent différentes fonctions spécifiques, comme la vision, l'ouïe ou le mouvement", explique Robin Carhart-Harris, qui a mené l'étude, dans un rapport. "Sous LSD, la séparation de ces réseaux se brise et on obtient un cerveau plus intégré ou plus unifié". C'est le premier scientifique en 40 ans à tester les effets du LSD sur les humains. "Nos résultats suggèrent que cet effet accentue la profonde altération de l'état de conscience que les personnes décrivent lors d'une expérience sous LSD."

En rompant les séparations entre les parties du cerveau, les drogues psychédéliques ramènent l'utilisateur dans un état semblable à l'enfance, expliquent les scientifiques dans un travail publié dans le Proceedings of the National Academy of Sciences. En effet, notre cerveau devient plus "compartimenté" en passant de l'enfance à l'âge adulte, et nous devenons ainsi plus rigides et concentrés dans nos pensées. Ces découvertes aident à répondre à des questions posées depuis des décennies sur la manière dont les drogues hallucinogènes fonctionnent, et ce qu'elles provoquent comme changement dans le cerveau.