Le président américain Donald Trump a annulé sa venue en raison de la crise budgétaire aux Etats-Unis. La Première ministre Theresa May -qui doit se consacrer au Brexit- et le président français Emmanuel Macron -accaparé par la crise des gilets jaunes- ne seront pas non plus de la partie. Une importante délégation belge sera présente.

Comme chaque année depuis 1971, le Forum économique mondial (WEF) réunira dès mardi jusqu'à vendredi l'élite mondiale à Davos (Suisse) pour débattre des principales crises actuelles. Les discussions porteront cette année sur l'urgence climatique, les catastrophes naturelles qu'elle engendre ainsi que sur les instabilités politiques qui risquent d'entraîner des conflits entre les grandes puissances.

"Nous entrons dans une période de profonde instabilité mondiale", a averti le fondateur et président exécutif du WEF Klaus Schwab, 80 ans, pointant les bouleversements des nouvelles technologies mais aussi les basculements des équilibres géo-politiques. La quatrième révolution industrielle, actuellement en cours, doit être "centrée sur l'être humain, inclusive et durable". Elle doit regarder aussi les personnes laissées sur le bas-côté de la route et donner une voix à la jeunesse, a précisé l'économiste allemand lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière.

Bolsonaro en vedette

A cet égard, après un discours libre-échangiste inattendu du leader chinois Xi Jinping en 2017, puis la venue du président américain Donald Trump en 2018, c'est le dirigeant brésilien d'extrême-droite Jair Bolsonaro qui s'affichera en vedette de cette édition 2019. Fraîchement entré en fonctions début janvier et effectuant ce premier voyage international en compagnie de son ministre des Finances, l'ultra-libéral Paulo Guedes, M. Bolsonaro prononcera mardi après-midi le discours inaugural devant le Forum. Emmanuel Macron, Donald trump et Theresa May ne participeront pas à la réunion du gotha de l'économie mondiale, en raison d'un "agenda surchargé".

En revanche, la chancelière allemande Angela Merkel fera le déplacement, tout comme son jeune homologue autrichien Sebastian Kurz, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ou encore les chefs de gouvernement italien, espagnol, néerlandais, norvégien et israélien. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et la patronne par intérim de la Banque mondiale Kristalina Georgieva seront également présentes, aux côté du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, tout comme le Prince William et Jack Ma, fondateur du géant chinois du commerce en ligne Alibaba.

Quelque 1.700 dirigeants d'entreprises sont par ailleurs attendus. Côté belge, une importante délégation fera le déplacement dans les montagnes suisses, malgré un gouvernement minoritaire en affaires courantes. Le Premier ministre Charles Michel, les ministres Kris Peeters (Emploi), Alexander De Croo (Finances) et le ministre-président flamand Geert Bourgeois rejoindront notamment la station huppée, mais aussi le roi Philippe et la reine Mathilde, ainsi que plusieurs dirigeants d'entreprises belges, tels que Dominique Leroy, CEO de Proximus, ou Jacques Vandermeiren, CEo du port d'Anvers.