Afin de faire toute la clarté, le gouvernement belge est prié d'obtenir des autorités compétentes en Allemagne toutes les informations sur ces pensions. Une vingtaine de personnes pourraient encore être concernées. De son côté, le gouvernement belge est prié de fournir aux mêmes autorités en Allemagne les données concernant les collaborateurs belges et les collaborateurs de nationalité étrangère résidant en Belgique durant la seconde guerre mondiale et condamnés en Belgique pour faits de collaboration avec l'occupant nazi.

S'il échet - un refus pourrait être formulé pour des raisons de respect de la vie privée - une commission scientifique visant à établir la liste des bénéficiaires de ces pensions pourrait être installée à la demande des autorités en Allemagne. A défaut, une commission scientifique serait financée par le parlement fédéral belge.

Interrogé par Le Soir le 9 mars dernier, le ministère fédéral allemand du Travail et des Affaires sociales reconnaissait qu'il n'était "en principe pas exclu" que "des membres belges de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS reçoivent des pensions de vieillesse, allouées par l'assurance retraite obligatoire une fois qu'ils ont atteint l'âge de la retraite".