opinion

Le malaise du Mouvement flamand (Zone + Le Vif)

Le nationalisme flamand a le vague à l'âme. La participation de la N-VA au gouvernement fédéral, décidée il y a quatre ans, s'est soldée par un gel communautaire qui n'a pas fondu au soleil de l'actualité. Ses principaux protagonistes, dont l'ultrapopulaire secrétaire d'Etat Theo Francken, ont replacé le débat sous l'angle identitaire. Au grand dam de ceux qui continuent à se battre pour une autonomie accrue de la Flandre - voire pour son indépendance.

Bart De Valck, président du Mouvement flamand, place bien des espoirs dans l'indépendantisme catalan. © Nicolas Maeterlinck/belgaimage

" Le débat sur la Flandre de demain est davantage qu'un débat sur l'islam ", écrivaient, en septembre, dans une carte blanche, les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters, qui ont précisément quitté la N-VA en raison de son manque d'entrain communautaire. " Le fait qu'un homme doive serrer la main d'une femme, est-ce devenu l'objectif suprême du Mouvement flamand ? " enchérissait Bart Maddens, politologue flamingant de la KUL. Ensemble, ils regrettent la posture d'un Francken lorsqu'il tweete furieusement " pas de charia, aujourd'hui ni jamais ", parce que cette menace... est créée de toutes pièces.
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