"Tout comme ce n'est jamais assez pour les syndicats, ce n'est jamais assez pour les employeurs". Le week-end dernier, l'ancien ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), résumait l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations salariales. Pour cette année et l'année prochaine, le Conseil Central de l'Économie (CCE) a calculé que les salaires pourraient augmenter de 0,8 %, en plus de l'indice, car chez nous, les salaires sont automatiquement adaptés lorsque la vie devient plus chère. Les syndicats pensent que c'est trop peu et ont abandonné les négociations salariales. Au moment où la croissance économique se situe entre 1 et 1,5 %, 0,8 % sur deux ans, c'est très peu. Cela ne peut que signifier que les entreprises et les actionnaires bénéficient davantage du fait que le gâteau s'agrandit. Si même un commentateur du journal économique De Tijd qualifie de "ridicule" une augmentation de salaire de 0,8 %, personne ne doit s'étonner que les syndicats descendent dans la rue pour plus une...