Le centre de crise se réunira à 15h00 pour se pencher sur la situation. "Manifester est un droit. Mais la sécurité et l'ordre public doivent absolument être respectés", a insisté M. Michel dans une réaction à l'agence Belga.

La police, la Sûreté de l'Etat et les gouverneurs seront présents à la réunion prévue ce jour à 15h00. "Nous voulons avoir une idée claire de ce qui se passe, savoir qui sont les personnes derrière ces actions et connaître leurs motifs. De surcroît, nous souhaitons mettre un terme à des pratiques inacceptables", a-t-on souligné au cabinet du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA).

Le Centre de crise suit la situation "minute après minute"

Le Centre de crise du ministère de l'Intérieur évalue "minute après minute" l'ampleur du mouvement des gilets jaunes qui touche le sud du pays depuis plusieurs jours, a indiqué mercredi un porte-parole de la Fédération des négociants en carburants (Brafco). Accompagnée de la Fédération pétrolière belge, la Brafco a eu mercredi matin une réunion "plus que constructive" avec les SPF Economie et Intérieur.

Le Centre de crise "agira en conséquence si la situation devait dégénérer", a ajouté le porte-parole de la Brafco, Olivier Neirynck. Si besoin, la police fédérale peut ainsi être sollicitée dans un délai très court. Le carburant est disponible et en quantité suffisante dans les dépôts mais la sécurisation des chauffeurs de camion-citerne n'est pas assurée. "Ils roulent la peur au ventre", précise le porte-parole.