Lorsque Bart De Wever annonce début de cette semaine qu'il entame des négociations avec le sp.a anversois et exclut du même coup son ancien partenaire le CD&V, c'est la douche froide pour Kris Peeters, pour ne pas dire la bérézina. Bien entendu, la cure d'opposition du parti dans la plus grande ville flamande n'est pas une surprise totale. Après les élections, Peeters a très vite compris que la poursuite de la coalition suédoise n'avait rien d'une évidence. Après l'abandon de Groen!, Peeters n'ignorait pas non plus que De Wever devrait choisir entre l'Open VLD et le CD&V comme troisième partenaire et que le choix serait vite fait. Cela n'empêche pas que la déception reste immense : c'est la première fois en près de cent ans que les chrétiens-démocrates anversois se retrouvent sur les bancs de l'opposition. Plus que le fond, c'est surtout la manière qui va surprendre. Bart De Wever n'aura même pas la délicatesse de faire lire sa note à Peeters et ne le préviendra que par un simple coup de téléphone dans la soirée de lundi. Il était aux alentours de 23 heures et Peeters revenait du dîner de gala donné en l'honneur du président Macron.
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