Si la proposition est approuvée, aucune publicité pour de la nourriture peu diététique ne sera plus possible dans le métro de Londres, sur les bus, ni dans les aubettes. M. Khan veut ainsi "réduire l'influence" de ces publicités "sur les enfants et les familles".

Le maire de Londres veut également interdire l'ouverture de nouvelles enseignes de restauration rapide dans un rayon de 400 mètres autour des écoles.

Le projet du maire, qui doit encore faire l'objet de consultations, vise à faire baisser "significativement" le taux d'obésité d'ici 2028 dans la capitale britannique. Quarante pc des Londoniens de 10 et 11 ans rencontrent des problèmes de surpoids ou d'obésité. Ce sont surtout les enfants issus de milieux défavorisés qui souffrent de surpoids.

L'initiative a été saluée par l'Ordre royal des pédiatres britanniques. "L'obésité a un impact énorme sur les communautés d'un bout à l'autre du pays, en particulier celles qui vivent dans des zones défavorisées, et l'un des principaux facteurs de sa croissance est la publicité", a souligné son président, Russell Viner.

Pour lutter contre le problème, une taxe sur les boissons sucrées est entrée en vigueur début avril au Royaume-Uni. Les publicités pour les aliments trop gras, sucrés ou salés ciblant les enfants, qui étaient déjà interdites à la télévision, le sont aussi depuis juillet 2017 sur internet et dans la presse.