Le premier des objectifs est de contenir l'extension des territoires contrôlés par les Kurdes de Syrie, le long de la frontière turque. Ces derniers détiennent actuellement une bande de territoire qui représente les deux tiers de la frontière turco-syrienne et près de la moitié de la frontière turco-irakienne. Recep Tayyip Erdogan dit qu'il veut nettoyer la Syrie des miliciens kurdes YPG, qu'il qualifie de terroristes à l'égal du PKK. Cette démonstration de force est aussi une tentative de rééquilibrer la situation sur le terrain par rapport aux autres puissances parties prenantes du conflit syrien : la Russie, parrain de Bachar al-Assad, d'un côté, les Etats-Unis, chef de file de la coalition anti-Daech, de l'autre. Mais ce n'est pas pour autant une invasion, car rien ne dit que l'armée turque puisse tenir le territoire qu'elle prétend libérer.
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