"Nous avons eu des discussions, des désaccords, mais nous avons finalement pris des décisions qui permettent à l'Alliance d'avancer et de se renforcer", a commencé par expliquer le chef de l'Otan face à la presse. La déclaration de Bruxelles prévoit de renforcer la dissuasion, la défense ainsi que la lutte contre le terrorisme et vise à arriver à un partage du fardeau plus équitable.

Les Alliés se sont notamment accordés sur la mise en place de l'initiative de disponibilité opérationnelle, dite des "quatre fois trente" qui prévoit d'ici 2020 la possibilité de déployer en trente jours de trente bataillons mécanisés, trente escadrilles aériennes et trente navires de combat. Ils ont également avalisé l'adaptation de la structure de commandement de l'Otan. A la demande de l'Irak, l'Otan va également lancer une nouvelle mission de formation des forces irakiennes. Sous la houlette du Canada plusieurs centaines de formateurs seront déployés. Malgré ces accords les tensions sont importantes entre Washington et le reste des Alliés.

Selon plusieurs sources, durant la rencontre Donald Trump a non seulement martelé sa volonté de voir les dépenses de défense des alliés européens croitre davantage, mais il aurait même demandé que celles-ci passent à 4% du PIB afin d'atteindre le niveau de participation des Etats-Unis. Le secrétaire général s'est voulu rassurant et a appelé les Alliés à "d'abord atteindre l'objectif de 2% (du PIB en dépenses de défense)".

Les chefs d'Etat et de gouvernement se reverront à nouveau mercredi soir à l'occasion d'un dîner au Cinquantenaire à Bruxelles. Lors du repas, M. Stoltenberg a fait savoir qu'il évoquera avec le président américain sa prochaine rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Plus tôt dans la journée, le chef de l'Otan avait en effet souligné la nécessité d'une politique unie envers la Russie.