"La Russie peut jouer un rôle afin qu'Israël n'attaque plus la Syrie", a déclaré le président syrien à des journalistes russes.

Vendredi, Israël et la Syrie, voisins et techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies, ont connu leur plus sérieux accrochage depuis le début il y a six ans du conflit en Syrie.

Un raid israélien près de Palmyre (centre) a provoqué une riposte anti-aérienne de l'armée syrienne et un tir de missile intercepté en direction du territoire israélien.

L'ambassadeur israélien a été convoqué vendredi par la diplomatie russe après ces frappes sur des cibles que l'Etat hébreu avait présenté comme liées au Hezbollah libanais, près de Palmyre en Syrie.

"Je pense que la Russie peut jouer un rôle important à cet égard, et toute la politique de la Russie se fonde sur le droit international", a continué le président, affirmant que "toute opération militaire en Syrie sans le consentement du gouvernement syrien est illégale".

"S'il y a des troupes sur le sol syrien, c'est une invasion", a-t-il répété dans des propos traduits en russes, ajoutant que "la protection de nos frontières est un droit et un devoir".

Ces déclarations interviennent au lendemain de celles du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, qui a averti que l'Etat hébreu détruirait les systèmes syriens de défense aérienne si de nouveaux missiles étaient tirés contre ses avions en opération en Syrie.

Israël et la Russie ont déjà négocié pour éviter des collisions entre avions russes et israéliens dans l'espace aérien syrien. Mais le ministre israélien du Renseignement, Israël Katz, a toutefois indiqué à l'AFP que la Russie n'était généralement pas prévenue à l'avance d'une attaque israélienne en Syrie.