C'était un grand classique de la diplomatie, un " must ", un invariant : pour parler de paix entre Israéliens et Palestiniens, depuis des générations, on apprenait qu'il ne fallait surtout pas commencer par évoquer Jérusalem. Dans les cénacles internationaux, la ville trois fois sainte a toujours été traitée à part, latéralisée, tant elle restait propice aux désaccords les plus profonds. Donald Trump a mis fin à ce principe. En annonçant unilatéralement le déplacement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv - où elle est installée depuis septante ans (à l'instar des représentations de tous les pays européens) - à Jérusalem, le président américain a provoqué une secousse tellurique. Il a ouvertement cho...