Le mandat d'arrêt européen (MAE) le visant ainsi que quatre de ses anciens ministres a été levé mardi mais les cinq anciens dirigeants restent poursuivis en Espagne pour malversations, désobéissance, rébellion, détournement de fonds publics, corruption et sédition. Ils risquent 30 ans de prison.

Carles Puigdemont et ses quatre anciens ministres sont candidats aux élections catalanes du 21 décembre. Un mandat d'arrêt espagnol les visant reste en vigueur, c'est pourquoi ils mèneront campagne depuis la Belgique. "Si nous sommes élus, nous devrons envisager un retour", a admis Carles Puigdemont. Cependant, "nous ne savons pas si ce sera possible".

L'ancien ministre-président catalan veut des garanties de l'Espagne. "Les résultats électoraux seront-ils respectés?", s'interroge-t-il. Il demande également que la Catalogne ne soit plus mise sous tutelle par le gouvernement central de Madrid. L'autonomie de la région espagnole avait en effet été suspendue le 27 octobre dernier, via l'article 155 de la Constitution espagnole. Une mesure de rétorsion à la suite de la déclaration d'indépendance du gouvernement catalan depuis destitué.

M. Puigdemont a précisé qu'il souhaitait rester à Bruxelles, capitale de l'Europe, pour "défendre au mieux ses droits". Il ignore également s'il peut circuler ailleurs en Europe.