Aucun dirigeant européen un peu sérieux ne devrait être surpris par le bras de fer que Recep Tayyip Erdogan a engagé avec les Pays-Bas. Comme à l'accoutumée, le président en difficulté à Ankara se fabrique un bouc émissaire pour ressouder autour de sa personne les divisions de ses obligés islamistes et nationalistes en vue du référendum du 16 avril prochain sur l'extension des pouvoirs présidentiels, dont l'issue peut sembler lui échapper.
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