Le débat de politique générale devant la Chambre a régulièrement tourné autour de la qualité de l'emploi. Chiffres à l'appui, le premier ministre a démenti les affirmations selon lesquelles les emplois créés par le gouvernement seraient précaires. Le PTB a avancé d'autres chiffres, semblant contredire ces propos, et le ministre de l'Emploi des chiffres encore différents.

Aux yeux du PTB, la politique du gouvernement pousse les travailleurs vers la précarié par la multiplication de l'emploi à temps partiel ou de l'intérim. Le travail intérimaire est un indicateur de la vitalité économique, a fait remarquer le premier ministre, et débouche souvent sur un emploi stable. Quant aux temps partiels, ils sont dans certains cas volontaires, reflétant un choix de vie. "Vous êtes un populiste", a lâché M. Michel, excédé. "Votre bureau d'étude digne du Vénézuéla ne m'intéresse pas. Nous ne croyons pas un instant à vos recettes populistes qui mèneront à plus de pauvreté, où la question de la qualité de l'emploi ne se posera plus puisqu'il n'y aura tout simplement plus d'emploi".

Le PTB a appelé la population à ne pas se résigner à ce qui paraît une fatalité et à intervenir dans le débat public. A l'autre bout de l'échiquier politique, Aldo Carcaci (PP) a au contraire jugé que le gouvernement n'en faisait pas assez dans ses réformes.