Ces activités professionnelles risqueraient de passer d'emplois à temps plein classiques et de statut d'indépendant à temps partiel à des statuts moins taxés, voire exonérés d'impôts. La mesure de défiscalisation de 6.000 euros par an risque même de réduire le financement de la sécurité sociale, met en garde la Commission.

"Dans la mesure où certaines des mesures (flexijobs, exonération des 6.000 euros) semblent cibler principalement ceux qui sont déjà sur le marché du travail, elles pourraient n'avoir qu'un impact réduit sur les taux d'activité et d'emploi", note l'exécutif européen.

Dans une réaction mardi, le président du PS, Elio Di Rupo appelle le gouvernement à renoncer à ces projets. "Cette mesure (de défiscalisation) engendre de l'inégalité entre les travailleurs gagnant moins de 6.000 euros par an et les autres: pour une même activité, les premiers ne seront pas taxés et ne payeront pas de cotisations sociales alors que les seconds le devront", a-t-il commenté. "Par ailleurs, comme l'a déjà indiqué le Conseil National du Travail, la mesure entraîne une déprofessionnalisation et dévalorisation des métiers concernés."