Le vice-Premier ministre N-VA avait déjà annoncé, en mars dernier à la Chambre, son intention d'équiper la police locale de cette arme qualifiée de non létale, mais controversée. Il avait alors parlé d'une expérience-pilote de six mois dans quinze zones de police.

Depuis, un cadre a été élaboré et un accord a été engrangé avec les syndicats, selon le ministre. Les représentants des travailleurs insistent toujours pour modifier la législation, mais M. Jambon ne le souhaite pas immédiatement.

"Pendant la période d'essai, nous vérifierons si le taser n'est pas trop dangereux et si une formation est suffisante. Avec le peppersray (gaz poivre) ou la matraque aussi, il peut y avoir des accidents s'ils sont mal utilisés ; on ne les retrouve pourtant pas dans la législation. Mais si une modification de la loi est nécessaire, alors nous la ferons", a commenté le ministre.

Les agents ne pourront se servir du taser qu'après avoir suivi une formation. La demande a été forte de la part des zones de police. Quatorze ont donc été choisies parmi elles, a appris Belga auprès du cabinet du ministre. Ces zones sont celles d'Alost, de la Westkust, de Limburg regio hoofdstad, Bruges, Ostende, Anvers, la Zone Midi à Bruxelles, Bruxelles Ouest, la Police Boraine, Liège, Arlon/Attert/Habay/Martelange, Beloeil/Leuze-en-Hainaut, Mons-Quévy et Aiseau/Presles/Châtelet/Farciennes.