En 2016, la ponctualité des trains atteignait 89,2%, sous les attentes pourtant fixées à 90%. L'an dernier, elle a baissé à 88,3%. Entre décembre et février, elle a atteint 88,5%. Entre février et avril, elle a régressé à 88,3%. Et entre avril et juin, elle a chuté à 87,2%.

Les projections indiquent que l'année se terminera avec un score de 87,2% si bien que la barre initiale des 89% ne sera pas atteinte. La SNCB a été obligée de revoir ses objectifs. "On doit avoir l'ambition d'atteindre une ponctualité finale située autour de 88,0%", peut-on lire dans le document.

"Il est vrai que la ponctualité a baissé ces derniers mois. Mais c'est un constat qui ne donne pas lieu au pessimisme. Au contraire, la SNCB met tout en oeuvre (avec notre partenaire Infrabel) afin d'inverser cette tendance et que la courbe de la ponctualité reparte à la hausse. On analyse d'abord, puis on implémente des actions. Une société qui met le client au centre ne laisse pas tomber les bras", commente le porte-parole Bart Crols.

Les lignes où la ponctualité est la plus souvent problématique sont situées en Wallonie: la dorsale wallonne occupe la première place (68,5% de ponctualité entre janvier et mai), devant la ligne Mons-Ath-Geraardsbergen (74,7%), celle reliant Herstal à Verviers-Central (75,4%) ex aequo avec la liaison Namur-Dinant-Luxembourg (75,4). La topographie du réseau wallon - vaste, vallonné avec plus d'ouvrages d'art - et sa vétusté sont en cause.

"La ponctualité est moins bonne en Wallonie même si ce n'est pas à cet endroit qu'on a la majorité de nos clients", affirme encore le porte-parole.