Et à la fin, les sales gosses sont devenus héros. Ceux-là mêmes qu'on avait considérés enfants gâtés, stars suffisantes, sans ambitions, nonchalants, sans amour propre ni fierté nationale, égocentrés, surcotés, surpayés. Au bout du compte, ce mardi 10 juillet, en demi-finale de la Coupe du monde, contre la France, ils auront encore déçu, considèrent certains. Parce qu'ils ont été battus, et pas forcément par une équipe qui les a surclassés. Mais personne ne pourra le leur reprocher. La déception est plutôt née des illusions, folles mais légitimes, que leur parcours avait suscitées jusqu'au duel de Saint-Pétersbourg.
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