"Ces fausses accusations sont subversives et blessantes", a commenté lundi le Premier ministre dans un communiqué, après des articles parus dans la presse turque présentant Mme Demir comme un soutien au mouvement indépendantiste kurde PKK.

Selon M. Michel, ces attaques s'inscrivent dans la campagne menée actuellement par le président Erdogan en vue du prochain référendum sur l'extension de ses pouvoirs. "Cette stratégie consiste à nous provoquer pour réveiller les sentiments nationalistes en Turquie qui se pose en victime", selon le chef du gouvernement.

Après les récentes critiques turques envers l'Allemagne et les Pays-Bas, M. Michel estime qu'Ankara a choisi la voie de la "polarisation" avec l'Europe. "Les références au nazisme et à Srebrenica sont inacceptables", martèle-t-il.

Pour Charles Michel, la situation des droits de l'homme, de la liberté d'expression et l'Etat de droit en Turquie ne correspondent plus aux standards européens, en particulier depuis juillet 2à16, marqué par la tentative de coup d'Etat contre le président Erdogan. "En tant qu'Européens, nous continuerons à défendre nos valeurs", conclut le Premier ministre.